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5 choses qu'un élève autiste aimerait que ses enseignants ou les spécialistes qui travaillent avec lui sachent

14 octobre 2021

Avec le début de l'année scolaire, les enseignants recherchent des approches pédagogiques et des moyens de communiquer avec leurs élèves et de mieux comprendre leurs besoins.
Nous partageons avec vous dans cet article des conseils du point de vue d'un élève autiste, rédigés par ses soins, qu'il aurait aimé que ses enseignants et les spécialistes ayant travaillé avec lui connaissent.

Nous vous souhaitons une agréable lecture


Si les élèves sont comme des fleurs, les élèves présentant un trouble du spectre de l'autisme constituent une part unique et singulière du jardin qu'est l'école. Au début, nous pouvons sembler déplacés – nos différences ressortent et vous ne pouvez pas fermer les yeux sur nous. Cependant, vous réaliserez rapidement que ce qui nous rend spéciaux est précisément ce qui embellit le bouquet de fleurs à la fin

Des personnes qui ont essayé d'arracher mes épines à celles qui m'ont laissé dépérir, j'ai certainement eu mon lot d'enseignants non préparés en grandissant en tant qu'élève atteint d'un trouble de l'autisme.

Après m'être assis pour rédiger cet article, j'ai réalisé qu'il y avait beaucoup de choses que j'aurais aimé que mes professeurs sachent quand j'étais à l'école
Voici donc 5 conseils pour vous aider à accompagner vos élèves présentant un trouble du spectre de l'autisme afin qu'ils se développent et s'épanouissent

1. N'étouffez pas notre créativité

Oui, les personnes autistes peuvent être douées en mathématiques, elles peuvent être formidables en programmation et nous pouvons être performants dans tout le reste, comme les applications mobiles.

Mais nous sommes plus créatifs dans d'autres domaines que ceux pour lesquels nous recevons habituellement des éloges – comme le montrent des études récentes sur « le paradoxe de la créativité dans l'autisme » (Best, Arora, et al.).

Malgré cela, il existe une idée fausse très répandue selon laquelle tous les élèves présentant un trouble du spectre de l'autisme sont brillants en statistiques et en sciences, et cette croyance peut éloigner un grand nombre d'entre eux de matières où ils pourraient pourtant exceller.

Pour ma part, cela s'est produit à l'école lorsque j'ai été exclu des cours d'arts plastiques parce que je me sentais mal à l'aise face à l'absence de consignes précises dans les leçons. Au lieu de m'apporter un accompagnement individualisé et des aménagements raisonnables, j'ai été privé de cet exutoire essentiel pour explorer ma créativité au cours de la journée scolaire.

Ainsi, ce n'est qu'en créant mon propre blog que j'ai réalisé que non seulement je pouvais être créatif, mais que, finalement, je n'étais pas mauvais dans ce domaine. La leçon à en tirer n'est pas que tous les enfants autistes doivent devenir blogueurs ; mais plutôt que nous ne devrions pas être cantonnés aux seuls domaines reposant sur des faits et des chiffres.

2. Soyez clair (mais pas trop explicite)

Les personnes présentant un trouble du spectre de l'autisme ne lisent pas dans les pensées et peuvent éprouver des difficultés à interpréter et à comprendre les procédures. Bien entendu, ce n'est un secret pour personne, et c'est pourquoi de nombreuses recommandations pour enseigner aux élèves autistes vous incitent à être aussi clair que possible lors de la formulation des consignes.

Je ne dis pas que c'est une mauvaise chose (car ce ne l'est pas), mais souvent, face à la consigne « soyez clair », beaucoup se contentent d'utiliser des exemples dans leur enseignement. Cela pose un problème pour les personnes présentant un trouble du spectre de l'autisme : compte tenu de notre esprit très pragmatique, nous ne retenons souvent que le résultat final en négligeant les nuances et la démarche, ce qui empêche la construction d'une compréhension globale propice à l'acquisition de nouvelles connaissances.

Les enseignants peuvent remédier à cette lacune en travaillant en tête-à-tête avec les élèves autistes et en les guidant à travers une tâche du début à la fin. Il est essentiel de s'assurer de la compréhension des démarches plutôt que de leur simple répétition. Même si cela peut sembler une perte de temps au départ, cela rejoint le vieux proverbe : « Ne me donne pas un poisson, apprends-moi à pêcher » – vos options sont soit de nous accorder toute votre attention et de vous asseoir avec nous une bonne fois, soit de nous apporter une aide rapide et superficielle et de devoir vous asseoir avec nous sans arrêt.

3. Encouragez un état d'esprit de croissance

Imaginez que l'on vous demande de réaliser un puzzle de 8 pièces. Lorsque vous avez fini, l'examinateur vous dit : « Bravo, tu es vraiment intelligent », puis vous propose de choisir entre un autre test de 8 pièces ou un test de 16 pièces. Selon plusieurs études, vous êtes plus susceptible de choisir à nouveau le puzzle de 8 pièces afin d'éviter le risque de vous mettre dans l'embarras devant la personne qui vient de vous féliciter.

En revanche, si cet examinateur vous dit : « Formidable, cela semblait difficile, mais tu as fini par y arriver », vous serez bien plus enclin à tenter le puzzle de 16 pièces.

C'est là toute la différence entre un état d'esprit fixe et un état d'esprit de croissance – un point extrêmement important à prendre en compte lorsque l'on enseigne à des personnes très littérales, comme les élèves autistes.

Après m'être entendu dire que j'étais « doué en maths » durant mes premières années, j'ai cessé d'essayer d'apprendre de nouvelles notions, persuadé que je serais toujours le meilleur (ce qui m'a valu une rude désillusion lorsque j'ai changé d'école). Veiller à ce que les personnes autistes sachent toujours qu'il est possible de progresser est fondamental pour nous encourager à persévérer.


4. Ne nous qualifiez pas de « mauvais enfants »

L'une des idées reçues classiques au sujet des élèves autistes est que, lorsqu'une crise éclate et que nous devenons destructeurs ou perturbateurs, nous cherchons intentionnellement à créer des problèmes pour nous-mêmes et pour notre entourage. C'est totalement faux.

En réalité, la crise survient lorsque notre cerveau est surchargé ou épuisé ; au lieu de comprendre que ce moment exige un temps de repos, notre corps se bloque et bascule en mode de « réaction de lutte ou de fuite ».

Comme la plupart des gens le savent, cela peut provoquer un bouleversement majeur et très éprouvant pour tout le monde autour. Néanmoins, ce n'est plus déstabilisant pour personne que pour la personne autiste elle-même.

Lorsque cela se produit, il ne faut pas y voir une occasion de punir ou de réprimander les actes de l'élève présentant un trouble du spectre de l'autisme, mais plutôt une opportunité d'aller de l'avant, de lui apporter du soutien et de définir des stratégies d'intervention adaptées pour l'avenir.

Prenez un moment pour vous demander si la crise

1. Provient d'une incompréhension de la question

2. Est due à l'apprentissage d'un trop grand nombre de notions différentes à la fois

3. Est déclenchée par un élément dans la pièce qui cause une surcharge sensorielle et rend la concentration impossible. Dans tous les cas, la seule certitude est que nous exclure de la classe n'arrangera rien. C'est pourquoi, face à une crise, pensez toujours à en traiter la cause et pas seulement la réaction

Dans tous les cas, la seule certitude est que nous exclure de la classe n'arrangera rien. C'est pourquoi, face à une crise, pensez toujours à en traiter la cause et pas seulement la réaction.

5. Apprenez-nous à accepter l'autisme

J'ai passé la majeure partie de ma petite enfance à garder mon diagnostic d'autisme secret, dissimulant le fait que je portais souvent un pyjama sous mes vêtements d'école et que je continuais à regarder (et à aimer) jusqu'à l'âge de 16 ans

Ce besoin constant de me cacher m'accaparait tellement pour dissimuler mon autisme que cela compliquait mes apprentissages, et m'amenait souvent à faire semblant d'être malade ou à m'isoler délibérément de mes camarades

Bien sûr, apprendre à un enfant autiste à assumer sa condition ne se résume pas à un simple discours de motivation – après tout, autiste ou non, quel adolescent se sent parfaitement en paix à 100 % avec son identité ?

Cependant, de petites attentions, comme offrir aux élèves autistes un espace sécurisant pour recharger leurs batteries et les écouter lorsqu'ils semblent contrariés, peuvent souvent suffire à les entourer jusqu'à ce qu'ils trouvent leur propre voie

Par rapport aux quatre conseils précédents, cela peut sembler peu. Pourtant, tout comme pour l'enseignement dispensé aux élèves neurotypiques, enseigner à une personne autiste consiste à lui fournir les outils indispensables pour réussir, puis à l'accompagner vers l'autonomie

Bien que les élèves autistes arrivent souvent à l'école avec des atouts uniques pour réussir, ils les étouffent fréquemment dans l'espoir de se fondre dans la masse. Cela signifie que pour aider l'élève autiste à exprimer tout son potentiel, nous avons besoin d'enseignants qui regardent au-delà du simple contenu des manuels ; des enseignants qui nous guideront pour que nous apprenions à considérer nos traits parfois obsessionnels comme une concentration remarquable, nos démarches souvent atypiques comme une résolution créative de problèmes, et chacune de nos différences comme les véritables forces qu'elles sont.

Traduit et adapté :

https://www.rethinked.com/blog/blog/2019/11/04/5-t...

Publié à l'origine en arabe. Cette version française a été produite par traduction assistée par IA ; l'original arabe fait foi.

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